Sunday, October 22, 2017

compte-rendu: Shanghai, autre Chine

R.Murphey a renversé sa conclusion que Shanghai est la bonne clé à la Chine moderne, en disant quelle na pas joué de rôle dans lévolution de la Chine moderne, puisquen tant que port ouvert le plus influencé par la pénétration occidentale, Shanghai possède énormément de traits caractéristiques tout à fait différents par rapport au reste de la Chine, quoi que ce soit sur le plan politique, économique et culturel. Lauter a confirmé sa conclusion Shanghai incarne bien la Chine modrene, ce nest pas une autre Chine différente par lanalyse de lhistoire du développement de Shanghai de 1919-1949 et de ses répercussions sur le développement de la Chine.L'auteur avance des arguments sur de différents plans pour défendre que Shanghai incarne bien la Chine.
Tout dabord, sur le plan économique, avec la fin de la première guerre mondiale, la conjoncture internationale, le recul du pouvoir étatique chinois et lessoufflement des anciennes puissances impérialistes favorisent lessor et le rayonnement de Shanghai. Les importations et les exportations représentent alors presque la moitié de la valeur globale du commerce extérieur chinois. La prospérité économique entraîne ensuite un afflux de nouveaux venus. Shanghai se transforme dun port de commerce en une cité industrielle pour faire se lever de nouvelles classes urbaines chinoises, alors que la population étrangère se diminue qui dispose du territoire des Concessions et de la position privilégiée. La vague dindustrialisation, qui nourrit une bourgeoisie conquérante, entraîne aussi le développement du prolétariat ouvrier. Ce dernier devient par la suite une force sociale et politique importante à léchelle locale et nationale.
Sur le plan politique, le déclin du gouvernement central et du système bureaucratique donne aux forces de la société traditionnelle chinoise loccasion de sépanouir. Après la reconquête de Shanghai par le gouvernement national, les autorités chinoises arrivent à regagner une partie des droits dont elles avaient été privées. Des couches sociales se sont succédées, comme lancienne bourgeoise, les capitalistes-fonctionnaires. Mais la Restauration bureaucratique na pas profondément modifié les rapports de force avec les étrangers.
Au niveau international, à cause de lagression japonaise, Shanghai a été privé dun statut international, et est devenu une ville en otage.  La seconde guerre mondiale coupe shanghai de ses marchés extérieurs et intérieurs, le grand port international devient un île perdu.
Mais après la guerre, malgré une période de misères,Shanghai est devenu le principal centre industriel du pays, et a joué un rôle dominant dans la construction dune économie nationale moderne. Il délocalise sa main dœuvre qualifiée, ses techniciens, ses administrateurs pour les nouvelles bases industrielles. Avec un régime dalors qui décide de privilégier ses liaisons continentales et puis de se replier sur ses bases nationales, shanghai na été quune anomalie passagère suscité par la présence étrangère. Après la révolution, il est devenu une ville parmi les autres, comme les autres.
On peut réduire les rapports entre port ouvert et intérieur à une simple confrontation entre lOccident et la Chine traditionnelle. Shanghai marque une rupture profonde avec le sino-centrisme et avec les pratiques dun état rural et bureaucratique. Si on qualifie la révolution communiste de celle paysanne, nationale et militaire, Shanghai incarne une autre révolution ouvrière, intellectuelle et internationale.

note critique sur Evernote

Evernote est un logiciel qui permet d’enregistrer des informations sous forme de notes, images, ou pages web. Avant de connaître ce logiciel, j’ai toujours l’habitude de créer un nouveaux Microsoft Word pour enregistrer les notes de chaque cours. Donc pour un cours d’un semestre, j’ai normalement 15 Words identifié par le nom que je les ai donnés, souvent un mot à cause de la limite, donc c'est pas pratique, puisquil faut ouvrir le Word pour que je puissse réviser le contenu. En plus, faute de classement sur Word, les notes sont toujours en désordre, trop compliquées pour être consultées aisément. En revanche, Evernote présente un plan direct et claire, sur la colonne à gauche, on présente tous les carnets de notes sous forme de petites feuilles carrées, il suffit un clic pour que je puisse voir sur la colonne à droite le contenu, ce qui économise du temps et de la patience dispersés quand on ouvre un word. En plus, grâce à des étiquettes qu’on peut décider, il est possible d’effectuer une recherche par mots-clés.

Autre fonctionnalité est que l’on peut avoir un compte pour avoir accès à nos notes à n’importe quel ordinateur ou appareil en tous moments aux tous lieux. De plus, on peut envoyer les notes et effectuer un dialogue instantané avec les camarades pour partager les notes.

Malgré tout cela, je pense que cet outil recèle un inconvénient  qu'est la mis en page des mots. Par rapport à Microsoft Word qui compose bien les mots, Evernote ne dispose pas une fonctionnalité très fortes en traitement de mots. Mais aucun outil n’est parfait, Evernote n’est pas destine spécifiquement à ranger les mots. En tout cas, il constitue un logiciel très pratique et utile pour enregistrer les notes et les consulter fréquemment.    


Wednesday, October 18, 2017

L’autre chine

L’autre chine 
L’article ci dessous présente la question de l’identité de la ville de Shanghai.
L’auteur , l’historienne Marie-Claire Bergère critique la position de géographe Rhoads Murphey décrivant la ville comme « une tête de pont de l’occident mais sans influence sur la Chine moderne . » 
En effet celle ci tend à qualifier Shanghai à la fois comme «  ville monde »  ouverte et une ville chinoise liée au continent . Dans cette ville à plusieurs atouts l’auteur ce demande comment va évoluer cette greffe occidentale à partir du moment où la montée du nationalisme chinois , la guerre et la révolution font progressivement reculer  puis disparaître la présence étrangère ?  Elle se range du côté de fairbank qui voit la ville comme une base chino-étrangère , un condominium. 
Ainsi la montée du nationalisme dans une ville cosmopolite écarte toute éventualité d’un retour aux sources . À son apogée 1919/1927  Shanghai effectue 41% du commerce extérieur chinois .
Il y’a un essor important du commerce et de l’industrie .
 Explosion démographique la ville passe de 1 million d’habitants en 1910 à 2,5 en 1920 . Un accroissement important de la population provenant très majoritairement de Chine continentale . Les étrangers représentent une infime minorité dans la ville ( aux alentours de 20000 milles personnes) .
Néanmoins avec la prise de pouvoir des communistes la ville est discréditée . 
Rupture entre la Chine continentale de la tradition et Shanghai ouverte et libérale.
Le gouvernement estime que l’empreinte occidentale la défigurée . 
Shanghai doit redevenir une ville «  comme les autres » .  
Les villes ouvertes en général sont blâmées à la fois par les nationalistes car trop «  étrangères » et par les communistes car trop «  capitalistes »:  l’importation de produits étrangers dans ces ports aurait ruiné l’artisanat local .
Un lien est fait entre misère dans les campagnes et l’essor des ports ouverts.
Shanghai et l’ensemble des ports ouverts seraient une menace capitaliste et étrangère .
Cependant l’état utilise ses outils et s’accapare ses compétences ( savoirs , innovations , chercheurs et savoir-faire..) .
L’auteur veut nuancer l’apport des étrangers à la ville en démontrant qu’elle est aussi chinoise :  1- grande essor des industries chinoises en pleine période de dépression mondiale ( 1920-1922)
2- résistance des entreprises de la ville à la crise exogène. 
3- une ville à la population à 99% d’ethnie chinoise.
Il y’a aussi un effet de propagation du rayonnement des ports ouverts avec une diffusion de l’industrialisation dans leurs périphéries.
Ainsi on voit une intégration de ces ports à l’échelle régionale et pas uniquement une confrontation entre Occident  et Chine .
C’est selon l’auteur la fondation d’une tradition moderne chinoise avec un développement à la fois national et porté sur le monde  .
Rupture avec le Sino-centrisme de l’empire du milieu et avec les pratiques d’un état rural bureaucratique . 
Ainsi pour Marie-Claire Bergère Shanghai n’est pas une «  fausse chine » que l’on pourrait opposée à la «  Vraie Chine » , la chine continentale. 

Elle voit ainsi la ville , comme le stipule le titre , comme une «  autre chine »  .

Tuesday, October 17, 2017

Prostitution et Vox literati à Shangaï avant la Première guerre mondiale, C. Henriot

Cet article traite de la prostitution à Shangaï aux XIXe-XXe siècles. Il s’inscrit dans le courant de l’histoire des genres et a été publié dans la revue Clio. L’auteur s’interroge sur la façon dont est vécue la prostitution en Chine et notamment sa prise de conscience par la société. Il souhaite voir s’il y a le même phénomène qu’en Europe à la même époque.

Pour cela, l’auteur va s’appuyer sur deux sources principales : les écrits des élites lettrées (qui représentent à l’époque l’opinion car ce sont leurs discours qui déteignent sur la vision de la société), et sur la presse qui apparaît à cette époque (ensemble fragmentaire).

Les élites lettrées évoquent les courtisanes (haute prostitution car ce sont elles qu’ils fréquentent. Elles sont bien vues, évoquées avec des métaphores et sans parler de leurs souffrances ou presque. C’est une tradition de brosser les portraits de courtisanes célèbres. On a une image biaisée et enjolivée. Les catégories inférieures de la prostitution sont méprisées et mal vues comme étant la prostitution du peuple (mépris du peuple).

Dans la presse, la prostitution n’est pas le centre d’un véritable débat. Elle est évoquée dans des articles de faits divers et dans les missives des lecteurs (qui se révèlent souvent être des lettrés). On y évoque les moyens d’éliminer la prostitution. Toutefois, ces moyens sont peu applicables en vrai car la prostitution est mal comprise.

Elle est rapidement perçue comme un problème (vols, appât du gain, perversion d’autres femmes ; maladies vénériennes…) opposé au mariage, à la famille, à la stabilité sociale. Il y a un risque de ruine physique, morale et financière de l’individu. Cela est notamment lié au racolage sur la voie publique des liuji (prostituées « mobiles ») vues comme un désordre moral et social. Cette vision très négative s’explique par un accroissement de la prostitution à la fin du XIXe siècle (notamment dans les Concessions) qui engendre de nouveaux problèmes et un envahissement de ce qui était considéré comme l’espace publique par les prostituées. Les courtisanes ne sont plus les seules visibles et souffrent de cette prostitution.

Il existe aussi quelques portraits nuançant le tout (ancienne prostituée remboursant un marchand, prostitué faisant passer ses sentiments après l’intérêt d’un fonctionnaire en le poussant à partir…). On voit aussi un début de prise de conscience du phénomène (les prostituées souffrent, elles sont à plaindre).


Au final, l’image des prostituées dont les courtisanes ne fait que se dégrader durant le XXe siècle. On a un renversement de la vision des choses, le beau monde rêvé des courtisanes cédant place au monde malsain et violent d’une prostitution en plein développement.

Note critique - Evernote

Evernote est un logiciel informatique dédié à la prise de notes. Conçu dans le but de permettre un arrangement optimal de l'information, il sert principalement de traitement de texte basique mais ayant l’avantage de pouvoir classer et ranger les « notes ». Il possède en effet un système de « carnet de notes » permettant de ranger les notes créées. On peut aussi ajouter des étiquettes aux notes, afin d’effectuer une recherche par mots-clés, permettant donc un doublement classement très appréciable.

En plus de tout cela, Evernote possède d’autres fonctionnalités très intéressantes. Synchroniser son compte se révèle un atout précieux pour pouvoir utiliser Evernote sur n’importe quel ordinateur. On peut aussi envoyer des notes par mail en utilisant l’adresse mail fournie par Evernote. Une extension permet à Evernote de récupérer directement des données sur internet, en prenant par exemple une capture d’écran ou tout ou partie d’un article. Là encore le logiciel est d’autant plus intéressant qu’il s’adapte aux nouvelles recherches qui sont de plus en plus numériques.


Il est clair qu’Evernote est un atout non négligeable pour tout ce qui est travail de recherche. Son système de classification à la fois simple et complet couplé à toutes ses fonctionnalités auxiliaires assure une organisation optimale de la prise de notes. On peut toutefois regretter que le logiciel ne permette pas une plus grande flexibilité au niveau des carnets de notes, n’autorisant que trois échelles (un carnet de notes, un sous-carnet et des notes). A ce niveau, Zotero était par exemple plus efficace. Mais à part ce petit bémol, il n’y a pas grand-chose à reprocher à Evernote. La prise et le classement des notes s’en retrouvent grandement optimisé grâce à ce logiciel, et il est clair qu’il est utile pour un mémoire de master.

Note critique: Evernote

Note critique - Evernote


La prostitution à Shanghai


Le résumé
L'auteur s'interroge sur la représentation des prostituées dans la littérature shanghaiaise à la fin du XIXème siècle. Il prend appui sur différentes sources, les écrits des mandarins, la presse...

La visée : 
Il compare les types de discours entre l'Europe et la Chine afin d'en trouver les similitudes et les divergences. L'article permet de réfléchir à une autre manière de concevoir la prostitution autre que celle de nos sociétés occidentales.

L'argumentaire
On voit très clairement dans cet article la vision divergente sur la question de la prostitution entre la Chine et l'Europe. Alors que les sociétés occidentales rejettent et récriminent tout type de prostitution, la Chine a une posture plus mitigée. En effet les lettrés ont tendance à valoriser les courtisanes dans leurs poèmes souvent laudatifs. 
Mais il y a une subtilité, une distinction nette entre la prostitution "de bas étage" associée au peuple et les "courtisanes". De plus cette représentation de la femme vendant ses services évolue avec le temps et notamment grâce à l'émergence de la presse importée d'Occident (apportant aussi ses valeurs et la création d'une nouvelle génération de lettrés et d'intellectuels formés par les valeurs occidentales et empreinte de modernité. La presse adopte une approche plus "réelle" de la prostitution en s'intéressant à la violence, au poids de l'argent, aux heures de travail... Cette approche favorise les critiques notamment du lien qu'elle entretiendrait avec la criminalité et la maltraitance des femmes... De ce fait certains imaginent des solutions pour contrer le phénomène en apportant des "réponses" notamment en condamnant les trafiquants d'humains, en rachetant les prostituées ... Influencée par la presse la nouvelle génération d'intellectuels s'appuie sur les histoires des prostituées pour illustrer les malheurs du temps ainsi que la décadence du pays.

L'inclinaison de l'auteur
L'auteur s'intéresse donc à l'histoire des représentations se focalisant sur les discours de la prostitution en s'appuyant sur les romans, les coupures de journaux, les poèmes, les lettres. Cette histoire s'inscrit plus particulièrement dans l'histoire du genre et des représentations de l'autre sexe.  Elle parle aussi de l'histoire des marges. La prostitution est un débat très épineux car la prostitution est encore un sujet assez tabou dans l'espace publique.

Aller plus loin

Cependant il manque à mon avis un passage sur la prostitution masculine, comment celle-ci est perçue, s’il y a un discours différent ? Concernant les femmes, y a t-il une corrélation entre la représentation positive de la courtisane et son âge, diffère t-elle si elle est vieille ou très jeune. 

Petite note critique d'Evernote

Pas de fausses notes avec Evernote 

Evernote est un logiciel permettant de classer et d’organiser ses notes dans le but de rédiger un travail scientifique. Il assure un gain de temps considérable en ce qui concerne l’organisation rédactionnelle. En effet, les nombreuses informations accumulées lors de lectures d’ouvrages, de revues ou de sources risquent, si elles ne sont pas triées, d’accroître la probabilité du hors sujet ou de ne pas répondre à la problématique. Ainsi, le système de note (papier ou virtuel) permet un premier tri des informations. Dans le cas des notes virtuelles, Evernote en simplifie l’accès grâce à un système de mots-clefs (un ou plusieurs pour chaque note) et de dossiers. De plus, des documents Word, Excel ou des captures d’écrans peuvent être associés à chacune des notes afin d’en faciliter la compréhension.

Avec ce logiciel, les notes sont désormais numériques et non plus manuscrites. De ce fait, l’information est beaucoup plus malléable qu’en version papier. Evernote fait coïncider la nécessité d’écrire des notes dans l’instant présent afin de se remémorer des lectures, des suppositions ou des interprétations sur les sources, avec l’exigence d’organiser son travail par une vision d’ensemble de ces écrits. L’utilisation des notes papiers, au contraire, peut  entraîner des oublis, des répétitions ou des erreurs d’appréhension dus à la méconnaissance de certains faits (contexte, phénomène local ou global, mauvaise transposition par exemple) lors de la première prise de note. Il semble donc plus facile de se tromper lors de la phase de rédaction. La réponse à la question formulée dans le mémoire devant être logique et organisée, la prise de note virtuelle supplante donc celle au format papier.


Evernote est ainsi un vrai atout dans l’organisation de son travail scientifique. Outre la possibilité d’écrire des notes, de réaliser un premier tri des informations et de créer des arguments ou des éléments permettant de résoudre une problématique historique, la facilité de l’interface permet une organisation méthodique des informations (suppression des doublons, fusion des notes, ajout de pièces jointes…) que le format papier ne permet pas.

Note critique d'Evernote

Evernote est une application disponible sur tous types d'appareils ce qui permet une synchronisation facile avec nos différents appareils. Elle permet non seulement de prendre des notes dès que l'on en a besoin, mais aussi de récupérer du contenu audio, vidéo, image etc...Et de la lier à notre note. Elle permet aussi d'organiser nos notes selon divers thèmes que nous avons créé auparavant, appelé « carnet de note ». Nous pouvons créer autant de carnet de note que l'on veut mais cela est déconseillé si l'on ne veut pas se perdre dans le tourbillon de nos notes malgré l'organisation facilement exécutable que l'application propose. En effet l'on peut attribuer des mots-clefs à nos notes et les dupliquer dans plusieurs carnets. Le fait de dupliquer la note crée juste un lien et non un nouveau document, cela ne prend donc pas de place supplémentaire.
L'application se montre plus écologique que le papier car elle conserve les données directement sur des serveurs externes et par la même occasion permet de nous faire gagner du temps, de corriger nos erreurs en effacant directement ou en insérant, ce que le papier ne permet guère de faire. La prise de note peut être variée : soit de manière classique en tapant sur le clavier, ou bien en écrivant directement avec son doigt (sur les appareils disposant d'un écran tactile bien évidemment), ou bien encore en dictant son texte.
Cependant cette application est comme Zotero dans le sens où, nous ne pouvons pas conserver des montagnes de données gratuitement. Il faut dans ce cas là, prendre la version payante.
La prise en main de l'application semble assez simple à première vue, mais il existe une infinité de fonctions, comme la possibilité de créer une alarme sur la note pour se rappeler qu'il y a quelque chose à faire. Cependant, certaines fonctions ne sont pas faciles à prendre en mains, comme récupérer les données sur le web par exemple. Et bien qu'ayant suivi la vidéo explicative, je ne parviens pas encore à la maîtriser.

Note critique sur Evernote

Note critique sur Evernote



«  At home , at work , or on the  go »  Evernote est un outil informatique qui frappe par sa convenance  . En effet l’application  s’inscrit parfaitement dans la «  vague  numérique »   du XXIe siecle   qui voit l’émergence d’outils informatiques  «  savants »  visant à faciliter le travail de ses utilisateurs . 
Le but premier d’Evernote est comme son nom l’indique de pouvoir  noter nos idées dans n’importe quelles conditions , contextes , lieux . Auteurs , professeurs ou étudiants peuvent à tout moment utiliser l’application pour enregistrer une information : Evernote est disponible sur tout les appareils  ( mobiles , ipads , ordinateurs …)  . De plus  le bloc-notes est disponible aussi hors ligne . Plus besoin de papiers et stylos pour écrire nos pensées , moins de risques que nos idées disparaissent lorsqu’elles ne sont pas mises au propre .  Adieu, enfin les piles de papiers entreposés un peu partout dans la maison , de la chambre à la salle de bain . Effectivement en regardant sur des blogs d’utilisateurs de l’outil informatique, la majorité d’entre eux mettent en avant l’aspect « paperless » de l’application  qui permettrait « de se débarrasser de tous ces papiers qui nous encombrent » . Fonctionnelle l’application  peut être synchronisée sur l’ensemble de nos appareils électroniques. De plus , outre les notes  Evernote est capable d’enregistrer de nombreuses sources :  Articles internet , photos , vidéos , documents pdf  …  Lesquelles peuvent être  disposées , organisées , modifiées  comme bon nous semble , grâce à une pléthore de fonctionnalités  . La barre de recherche par exemple permet de retrouver n’importe quelle note à l’aide de mots-clés .  En fait cette abondance de fonctionnalités peut rendre le dispositif difficile à comprendre pour le néophyte : De nombreuses personnes abandonnent ainsi l’application peu de temps après l’avoir téléchargée. 
Conscient de cela l’entreprise américaine essaie d’être plus en plus ludique  avec des phrases accrocheuses publiées  notamment sur  twitter  comme cette citation du chanteur David Allen : «  Your mind is for having ideas not holding them »

compte rendu de lecture : Shanghaï ou « l’autre Chine », 1919-1949

R. Murphey a renversé sa conclusion que Shanghai est la bonne clé à la Chine moderne, en disant qu’elle n’a pas joué de rôle dans l’évolution de la Chine moderne, puisque en tant que port ouvert le plus influencé par la pénétration occidentale, Shanghai possède énormément de traits caractéristiques tout à fait différents par rapport au reste de la Chine, quoi que ce soit sur le plan politique, économique et culturel. L’auteur a confirmé sa conclusion “Shanghai incarne bien la Chine moderne, ce n’est pas une autre Chine différente par l’analyse de l’histoire du développement de Shanghai de 1919-1949 et de ses répercussions sur le développement de la Chine.
Doté datouts géographiques, Shanghai ne cesse de se développer, de se peupler et de renforcer sa puissance économique, basé surtout sur le commerce maritime avec lOccident. Malgré des traces graves laissées par lOccident, la montée du nationalisme chinois, la guerre et la révolution font progressivement reculer puis disparaître la présence étrangère.  
Tout d’abord, sur le plan économique, avec la fin de la première guerre mondiale, la conjoncture internationale, le recul du pouvoir étatique chinois et l’essoufflement des anciennes puissances impérialistes favorisent l’essor et le rayonnement de Shanghai. Les importations et les exportations représentent alors presque la moitié de la valeur globale du commerce extérieur chinois. La prospérité économique entraîne ensuite un afflux de nouveaux venus. Shanghai se transforme d’un port de commerce en une cité industrielle pour faire se lever de nouvelles classes urbaines chinoises, alors que la population étrangère se diminue qui dispose du territoire des Concessions et de la position privilégiée. La vague d’industrialisation, qui nourrit une bourgeoisie conquérante, entraîne aussi le développement du prolétariat ouvrier. Ce dernier devient par la suite une force sociale et politique importante à l’échelle locale et nationale.
 Sur le plan politique, le déclin du gouvernement central et du système bureaucratique donne aux forces de la société traditionnelle chinoise loccasion de sépanouir. Après la reconquête de Shanghai par le gouvernement national, les autorités chinoises arrivent à regagner une partie des droits dont elles avaient été privées. Des couches sociales se sont succédés, comme lancienne bourgeoise, les capitalistes-fonctionnaires. Mais la Restauration bureaucratique na pas profondément modifié les rapports de force avec les étrangers.
 Au niveau international, à cause de lagression japonaise, Shanghai a été privé dun statut international, et est devenu une ville en otage.  La seconde guerre mondiale coupe shanghai de ses marchés extérieurs et intérieurs, le grand port international devient un île perdu.
Mais après la guerre, malgré une période de misères,Shanghai est devenu le principal centre industriel du pays, et a joué un rôle dominant dans la construction d’une économie nationale moderne. Il délocalise sa main d’œuvre qualifiée, ses techniciens, ses administrateurs pour les nouvelles bases industrielles. Avec un régime d’alors qui décide de privilégier ses liaisons continentales et puis de se replier sur ses bases nationales, shanghai n’a été qu’une anomalie passagère suscité par la présence étrangère. Après la révolution, il est devenu une ville parmi les autres, comme les autres.
On peut réduire les rapports entre port ouvert et intérieur à une simple confrontation entre l’Occident et la Chine traditionnelle. Shanghai marque une rupture profonde avec le sino-centrisme et avec les pratiques d’un état rural et bureaucratique. Si on qualifie la révolution communiste de celle paysanne, nationale et militaire, Shanghai incarne une autre révolution ouvrière, intellectuelle et internationale.
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Note critique Evernote

Evernote est un outil conçu pour permettre de prendre des notes et de les organiser de manière simple et intuitive, dans l’idée de les réunir toutes au même endroit et d’y avoir accès facilement sur différents appareil (deux dans la version gratuite et illimités dans la version payante). Lorsque l’on crée une note, il y a les fonctionnalités basiques d’un traitement de texte avec la possibilité d’y insérer des liens, des enregistrements audios, des photos, des tableaux et des notes manuscrites (sur un téléphone ou une tablette) … Il est également conseillé d’ajouter des « étiquettes » à ses notes, c’est-à-dire des mots clefs pour pouvoir les retrouver plus facilement.
Toutes les notes sont donc sauvegardées automatiquement et accessible à tout moment, ce qui permet de pouvoir écrire ses idées et ses réflexions dans toutes les situations quotidiennes où nous avons notre smartphone à portée de main, c’est-à-dire pour ma part quasiment tout le temps. Ensuite, il n’y a plus qu’à synchroniser l’outil lorsque nous changeons d’appareil.  Une autre fonctionnalité qui se trouve être très pratique est l’extension « web clipper » qui permet de sauvegarder dans une note une page web ou bien une partie de celle-ci.
Il y a également un « work chat » qui permet de communiquer et de partager son travail même si pour ma part je préfère utiliser d’autres outils pour les travaux de groupe (comme par exemple google drive). Nous pouvons également insérer des pdf dans les notes et dans la version payante nous pouvons aussi les annoter. Tout comme nous pouvons attacher un rappel à une note pour y repenser au bon moment.
Pour moi, l’application gratuite reste basique mais facile et pratique d’utilisation avec une capacité de stockage suffisante dans le cadre d’un travail de m1. C’est surtout une bonne alternative aux fiches papier pour pouvoir mieux organiser ses idées et ne pas les perdre.

Evernote - Note critique

Evernote est un outil qui permet de collecter et d'organiser des informations. On peut, grâce à ce logiciel, prendre des notes mais également compiler des documents variés dans des carnets de notes.

On peut créer des carnets de notes et y ajouter autant de notes que l'on souhaite. Il est possible de modifier la police de ses notes comme dans les logiciels de traitements de texte traditionnels mais également de joindre des documents, capturer et insérer des photos ainsi que des enregistrements audio. Afin de faciliter la navigation des notes enregistrées on peut utiliser les « étiquettes ». Celles-ci permettent d'ajouter des mots clés aux notes pour faciliter l'organisation et la recherche de celles-ci en filtrant les résultats dans l'ensemble des carnets. Outre les étiquettes, l'on peut aussi rechercher des informations à partir du contenu d'un document, qu'il soit un document PDF, photo ou un document numérisé dont l'origine est manuscrite. L'extension Web Clipper permet notamment de prendre des captures de pages web dans leur intégralité ou bien seulement en quelques segments, s'il s'agit par exemple d'un article de presse ou de recherche. Ces captures d'écrans sont alors directement enregistrées dans Evernote. Il est aussi possible d'annoter ces captures lorsque l'on souhaite faire ressortir certaines informations ou tout simplement y ajouter des repères. Une autre fonctionnalité fait d'Evernote l'outil rêvé pour une prise de notes rapide et simple : le fait de pouvoir partager ses carnets de notes, notes et captures. En effet, les personnes travaillant en groupe, ou sur un projet commun peuvent partager leurs notes et autoriser d'autres personnes à y accéder et à les modifier. On peut partager les notes par mail, par URL, ou bien encore par « Work chat ».

Je dois vous avouer que je n'ai jamais vraiment utilisé Evernote au cours de mes trois années de licence. Cependant, je vais être amenée à consulter beaucoup de livres et d'articles pour mon travail de recherche, ainsi une prise de notes rapide et régulière est primordiale.


(Ever)Note critique

Evernote est un outil de prise et d’organisation de notes. Il propose un système flexible de création de notes, que l’on peut fusionner entre elles, regrouper en carnets, et regrouper ces derniers en piles. Le nombre de fiches qu’il est possible de créer est en outre illimité. On peut y copier des documents divers d’un simple glissé-déposé (images, audio, fichier texte… ), et le système de création des fiches est simple mais suffisant pour des listes, des tableaux, des rappels agenda ou simplement du texte. À chaque note peut être attaché un ou plusieurs mots-clef, ce qui facilite l’organisation thématique et peut se révéler particulièrement utile pour la rédaction.

Le logiciel possède également quelques fonctions avancées, telles le web-clipper de navigateur internet, qui permet de transférer le contenu d’une page directement dans une note. Citons aussi le Work chat qui permet de partager de la documentation avec d’autres utilisateurs, et offre la possibilité de chatter. Il prends tout son sens dans le contexte d’un travail de groupe. Il est cela dit possible de copier le contenu d’un mail dans une note et vice versa, même avec un compte gratuit, ce qui est suffisant pour des partages de données ponctuels.

Enfin, Evernote existe aussi sous la forme d’application pour smartphone et tablettes, et l’on peut connecter un même compte sur deux plates formes, voire plus avec un compte payant. Il est donc possible de travailler entre son ordinateur et son smartphone ou sa tablette selon le lieu et l’usage.

Les atouts d’Evernote sont donc sa mobilité, son aspect très personnalisable, et la sauvegarde de documents. En cas de problème technique ceux-ci sont en sureté en ligne. Il permet donc en théorie une organisation minutieuse de notes qui convient particulièrement bien à l’élaboration d’un projet de rédaction. Parfait pour les allergiques au papier et au stylo !

Note critique: Evernote


Evernote est un logiciel qui permet d’écrire ses idées dans des notes, en les organisant de différentes façons. Utiliser Evernote donne plusieurs avantages, tout d’abord, toutes notes écrites sont directement disponibles partout, sur son site web, ainsi que sur tous les appareils où Evernote a été installé (sur son ordinateur, sur le téléphone et/ou la tablette tactile via son application) grâce à la fonction de synchronisation.

 Ce logiciel simple d’utilisation permet de créer d’innombrables notes, qui peuvent être de toutes types (notes manuscrites, liens, images, fichier audio, graphique, croquis, tableaux fait main via l’application mobile…). 

Grâce à l’extension de navigateur web « Evernote Web Clipper », cette extension permet de capturer des pages web en capturant selon ses envies, seulement une partie de la page web ou bien de son intégralité. Ces captures vont automatiquement s’ajouter dans les notes. 

Un autre avantage de cet outil est qu’on peut créer un système de triage précis, qui permet de classer toutes les informations écrites dans les notes dans un système de mots-clés. Grâce à la fonction des mots-clés, on peut créer différentes catégories des notes, ce qui permet un classement simple et facile d’accès pour retrouver n’importe quelle note. Une fonction de rappel est également sur ce logiciel, qui permet de ne pas oublier les notes sur lesquelles il faut regarder.

Contrairement à une organisation papier, l’avantage de cet outil numérique est qu’il soit accessible n’importe où, et toutes les informations écrites dans les différentes notes ne peuvent pas être perdues. Mais surtout, Evernote offre une organisation que la version papier ne peut en aucun cas rivaliser, que l’on peut changer autant de fois que l’on veut, en regroupant l’ensemble des notes dans un seul carnet, ou en créant plusieurs carnets et y déplacer certaines notes (par exemple en vue de les partager). Toutefois, on peut noter qu’on ne peut pas créer des sous-dossiers. Evernote est donc un outil pratique pour la vie de tous les jours, dans divers projets professionnels, et également dans des recherches scientifiques.

" Shimaguni, modernisation et territorialisation du Japon " de P.Pelletier

   L’article a été publié en 2010 dans le numéro 44 de la revue Ebisu, titré « La modernisation du Japon revisitée. Que reste-t-il de l’approche moderniste ? », sous la direction de Christine Lévy. Philippe Pelletier y propose une approche géopolitique de la construction de l’état japonais, au prisme de la (dé)formation de son territoire. À noter qu’une approche plus géographique qu’historique dans la réflexion sur la modernité japonaise est relativement innovante puisque la tendance est, comme le déplore l’auteur, de considérer cette modernité comme un processus uniquement historique.
    Pelletier annonce d’emblée le fil conducteur de son article ; la construction d’un état japonais qui au fur et à mesure de son histoire moderne s’est de plus en plus mêlée à la définition de son territoire. Forcément incontournables, les éléments historiques et géopolitiques ont transformé le territoire national, en ont changé les frontières, mais également la manière de considérer cet espace. Ainsi il ne s’agit pas d’un passage calme et logique à la modernité occidentale, mais d’une longue et cahoteuse définition de soi au prisme de valeurs héritées de la Chine et adoptée de l’occident. 

   La conception sinisée du territoire japonais, bâtie sur une métagéographie du centre civilisé entouré par une périphérie sauvage, s’est heurtée au moment de la réforme de Meiji à l’état westphalien à l’occidentale. Ce concept central, du nom du traité de Westphalia de 1648, désigne une définition du droit international héritée de la pensée libérale. Le principe en est la souveraineté des états par un contrôle de leur territoire, et la soumission des entités civiles et religieuses de ce territoire. Un dominum en opposition avec le schéma de regnum asiatique : une soumission des sujets au souverain sur un territoire moins fermement défini. C’est l’ouverture forcée du Japon qui a poussé le pays à devoir se définir dans l’espace, a formuler le concept d’un territoire identitaire. Fixer des frontières est alors devenu du même ordre que d’adopter des valeurs occidentales de modernité : pour exister et survivre en tant qu’état-nation. La colonisation, symbole de la domination de l’Ouest, a découlé de cette nécessité de s’adapter.

   Mais il a fallu également créer une identité liée au territoire pour lui donner un sens, et c’est là que le concept de Shimaguni 島国 prends son sens : une identité insulaire pour un territoire insulaire. Une définition déterministe de soi par la nature du territoire. Ainsi le Japon a adopté le modèle westphalien de contrôle de son territoire, tout en débattant avec lui même de la nature de sa nation - entre homogénéité et diversité, isolationnisme et ouverture - et en expliquant ses succès et ses défaites au prisme de cette conception. Une modernité véritablement japonaise, donc, que le territoire a contribué à dessiner.

Monday, October 16, 2017

Note critique: Evernote

Note critique : Evernote


Evernote est un outil gratuit de prise de notes disponible sur différentes plateformes (ordinateur, tablette, etc.). Il permet en effet de “créer une nouvelle note”, un fichier de traitement de texte assez complet auquel on peut rattacher divers documents comme des fichiers PDF ou des images. Il est aussi possible d’ajouter un tableau, d’enregistrer un fichier audio ou vidéo, et de joindre des fichiers, dont des fichiers à partir de Google Drive, sur une note. Grâce à une extension de navigateur, cet outil permet également de capturer du contenu sur le web : en l’utilisant sur une page internet, l’extension propose de capturer la page sous différents formats (article, page complète, capture d’écran, etc.) et de l’enregistrer dans une nouvelle note qui sera consultable plus tard. Les notes peuvent ensuite être triées par “carnet de notes” ou avec des “étiquettes” mots-clés, ce qui permet de les classer et de les retrouver facilement.
Cet outil est tout particulièrement intéressant pour des étudiants, ou plus généralement pour la recherche, de par son interface de traitement de texte pratique, et par la possibilité de l’avoir sur son smartphone, ce qui évite d’avoir à porter un carnet de notes partout avec soi. Le fait, également, de pouvoir mettre une même note dans plusieurs carnets différents, et de pouvoir retrouver ces même notes par des mots-clés, permet de bien classer et organiser son travail pour préparer un travail de rédaction.
Evernote propose également d’autres outils, comme Scannable, qui permet de numériser et sauvegarder des documents avec son smartphone.

Cette application peut donc être considérée comme assez complète, mais reste cependant assez basique pour ceux qui ne veulent pas payer pour avoir un compte : en effet la version gratuite de l’application permet seulement de synchroniser un maximum de deux appareils, et de télécharger 60 Mo par mois, tandis que les versions payantes permettent par exemple d’annoter des fichiers PDF, d’accéder aux carnets de notes en étant hors-ligne, de transférer des e-mail dans evernote, etc.

Compte rendu de lecture, "Prostitution et Vox literati à Shangaï avant la Première Guerre mondiale"


    Cet article publié dans la revue française spécialisée dans la recherche en histoire des femmes et du genre Clio. Femmes, Genre, Histoire traite du phénomène de la prostitution à Shanghai avant la Première Guerre mondiale. L'auteur se pose la question de savoir si la Chine a elle aussi connu un phénomène parallèle à l'occident (où au XIXe on voit une véritable apogée de mesures médico-policières et de discours liés à la prostitution), en prenant plus spécifiquement en compte le cas de Shanghai et se basant sur les écrits des élites. L'auteur observe une évolution dans la manière dont sont perçues les prostituées et les courtisanes, mais différente de celle intervenue en occident.
    Auparavant on remarque une absence de condamnation véritable de la prostitution et de prise de conscience de ses effets, même si il faut souligner qu'on manque de locuteurs sur ce sujet. Un discours "positif" domine auprès des élites. En effet ils s'intéressent plus aux courtisanes, et non aux prostituées. Les courtisanes sont décrites avec des périphrases ou métaphores littéraires, et on ne fait que rarement allusion à leur condition. Il n'y a pas de réflexion sur leur destin et la vie qu'elles mènent. Cela ne rend compte ni de la réalité, ni de la perception réelle du phénomène. De l'autre côté les prostituées populaires sont profondément méprisées et très peu mentionnées.
    L'émergence de la presse d'information a permis à des opinions plus variées ce s'exprimer. Pourtant la prostitution n'est pas comme en occident au centre des discours, et le phénomène est principalement discuté lorsqu'il est au centre de l'actualité et que des mesures politiques sont prises. Il n'y a pas de véritable débat et on remarque une méconnaissance profonde du milieu de la prostitution. A travers ces journaux de nouvelles voix s'élèvent, notamment des propositions afin de remédier au problème. Ces dernières permettent à la fois de mieux rendre compte de l'évolution du phénomène, qui s'étend, et l'évolution de la pensée des élites. On lie la prostitution avec d'autres fléaux: opium, maladies vénériennes, jeu. Les courtisanes ont de plus en plus l'image de personnes avides d'argent et perdent leur prestige. Cela est lié aux concessions où elles exercent de plus en plus. Mais en parallèle on remarque une progressive prise de conscience de la condition des femmes prostituées.
    On remarque donc vraiment une différence faite entre prostituées ordinaires pour lesquelles on a un profond dégoût, et les courtisanes, qui avaient une image positive mais non réaliste. On associait avant le phénomène dans son entièreté à sa strate supérieure, en oubliant volontairement les classes sociales les plus basses. L'image de toutes les prostituées s'est dégradée durant l'époque étudiée, et c'est à la fois le résultat d'un changement de sensibilité des élites, mais aussi une transformation de ces élites elles-mêmes. L'argument central est que les élites s'inquiètent plus du trouble causé à l'ordre social comparé à l'occident. Ce ne sont pas des considérations religieuses ou morales qui les concernent, mais l'amplitude du phénomène qui dérange les élites.