Tuesday, October 17, 2017

(Ever)Note critique

Evernote est un outil de prise et d’organisation de notes. Il propose un système flexible de création de notes, que l’on peut fusionner entre elles, regrouper en carnets, et regrouper ces derniers en piles. Le nombre de fiches qu’il est possible de créer est en outre illimité. On peut y copier des documents divers d’un simple glissé-déposé (images, audio, fichier texte… ), et le système de création des fiches est simple mais suffisant pour des listes, des tableaux, des rappels agenda ou simplement du texte. À chaque note peut être attaché un ou plusieurs mots-clef, ce qui facilite l’organisation thématique et peut se révéler particulièrement utile pour la rédaction.

Le logiciel possède également quelques fonctions avancées, telles le web-clipper de navigateur internet, qui permet de transférer le contenu d’une page directement dans une note. Citons aussi le Work chat qui permet de partager de la documentation avec d’autres utilisateurs, et offre la possibilité de chatter. Il prends tout son sens dans le contexte d’un travail de groupe. Il est cela dit possible de copier le contenu d’un mail dans une note et vice versa, même avec un compte gratuit, ce qui est suffisant pour des partages de données ponctuels.

Enfin, Evernote existe aussi sous la forme d’application pour smartphone et tablettes, et l’on peut connecter un même compte sur deux plates formes, voire plus avec un compte payant. Il est donc possible de travailler entre son ordinateur et son smartphone ou sa tablette selon le lieu et l’usage.

Les atouts d’Evernote sont donc sa mobilité, son aspect très personnalisable, et la sauvegarde de documents. En cas de problème technique ceux-ci sont en sureté en ligne. Il permet donc en théorie une organisation minutieuse de notes qui convient particulièrement bien à l’élaboration d’un projet de rédaction. Parfait pour les allergiques au papier et au stylo !

Note critique: Evernote


Evernote est un logiciel qui permet d’écrire ses idées dans des notes, en les organisant de différentes façons. Utiliser Evernote donne plusieurs avantages, tout d’abord, toutes notes écrites sont directement disponibles partout, sur son site web, ainsi que sur tous les appareils où Evernote a été installé (sur son ordinateur, sur le téléphone et/ou la tablette tactile via son application) grâce à la fonction de synchronisation.

 Ce logiciel simple d’utilisation permet de créer d’innombrables notes, qui peuvent être de toutes types (notes manuscrites, liens, images, fichier audio, graphique, croquis, tableaux fait main via l’application mobile…). 

Grâce à l’extension de navigateur web « Evernote Web Clipper », cette extension permet de capturer des pages web en capturant selon ses envies, seulement une partie de la page web ou bien de son intégralité. Ces captures vont automatiquement s’ajouter dans les notes. 

Un autre avantage de cet outil est qu’on peut créer un système de triage précis, qui permet de classer toutes les informations écrites dans les notes dans un système de mots-clés. Grâce à la fonction des mots-clés, on peut créer différentes catégories des notes, ce qui permet un classement simple et facile d’accès pour retrouver n’importe quelle note. Une fonction de rappel est également sur ce logiciel, qui permet de ne pas oublier les notes sur lesquelles il faut regarder.

Contrairement à une organisation papier, l’avantage de cet outil numérique est qu’il soit accessible n’importe où, et toutes les informations écrites dans les différentes notes ne peuvent pas être perdues. Mais surtout, Evernote offre une organisation que la version papier ne peut en aucun cas rivaliser, que l’on peut changer autant de fois que l’on veut, en regroupant l’ensemble des notes dans un seul carnet, ou en créant plusieurs carnets et y déplacer certaines notes (par exemple en vue de les partager). Toutefois, on peut noter qu’on ne peut pas créer des sous-dossiers. Evernote est donc un outil pratique pour la vie de tous les jours, dans divers projets professionnels, et également dans des recherches scientifiques.

" Shimaguni, modernisation et territorialisation du Japon " de P.Pelletier

   L’article a été publié en 2010 dans le numéro 44 de la revue Ebisu, titré « La modernisation du Japon revisitée. Que reste-t-il de l’approche moderniste ? », sous la direction de Christine Lévy. Philippe Pelletier y propose une approche géopolitique de la construction de l’état japonais, au prisme de la (dé)formation de son territoire. À noter qu’une approche plus géographique qu’historique dans la réflexion sur la modernité japonaise est relativement innovante puisque la tendance est, comme le déplore l’auteur, de considérer cette modernité comme un processus uniquement historique.
    Pelletier annonce d’emblée le fil conducteur de son article ; la construction d’un état japonais qui au fur et à mesure de son histoire moderne s’est de plus en plus mêlée à la définition de son territoire. Forcément incontournables, les éléments historiques et géopolitiques ont transformé le territoire national, en ont changé les frontières, mais également la manière de considérer cet espace. Ainsi il ne s’agit pas d’un passage calme et logique à la modernité occidentale, mais d’une longue et cahoteuse définition de soi au prisme de valeurs héritées de la Chine et adoptée de l’occident. 

   La conception sinisée du territoire japonais, bâtie sur une métagéographie du centre civilisé entouré par une périphérie sauvage, s’est heurtée au moment de la réforme de Meiji à l’état westphalien à l’occidentale. Ce concept central, du nom du traité de Westphalia de 1648, désigne une définition du droit international héritée de la pensée libérale. Le principe en est la souveraineté des états par un contrôle de leur territoire, et la soumission des entités civiles et religieuses de ce territoire. Un dominum en opposition avec le schéma de regnum asiatique : une soumission des sujets au souverain sur un territoire moins fermement défini. C’est l’ouverture forcée du Japon qui a poussé le pays à devoir se définir dans l’espace, a formuler le concept d’un territoire identitaire. Fixer des frontières est alors devenu du même ordre que d’adopter des valeurs occidentales de modernité : pour exister et survivre en tant qu’état-nation. La colonisation, symbole de la domination de l’Ouest, a découlé de cette nécessité de s’adapter.

   Mais il a fallu également créer une identité liée au territoire pour lui donner un sens, et c’est là que le concept de Shimaguni 島国 prends son sens : une identité insulaire pour un territoire insulaire. Une définition déterministe de soi par la nature du territoire. Ainsi le Japon a adopté le modèle westphalien de contrôle de son territoire, tout en débattant avec lui même de la nature de sa nation - entre homogénéité et diversité, isolationnisme et ouverture - et en expliquant ses succès et ses défaites au prisme de cette conception. Une modernité véritablement japonaise, donc, que le territoire a contribué à dessiner.

Monday, October 16, 2017

Note critique: Evernote

Note critique : Evernote


Evernote est un outil gratuit de prise de notes disponible sur différentes plateformes (ordinateur, tablette, etc.). Il permet en effet de “créer une nouvelle note”, un fichier de traitement de texte assez complet auquel on peut rattacher divers documents comme des fichiers PDF ou des images. Il est aussi possible d’ajouter un tableau, d’enregistrer un fichier audio ou vidéo, et de joindre des fichiers, dont des fichiers à partir de Google Drive, sur une note. Grâce à une extension de navigateur, cet outil permet également de capturer du contenu sur le web : en l’utilisant sur une page internet, l’extension propose de capturer la page sous différents formats (article, page complète, capture d’écran, etc.) et de l’enregistrer dans une nouvelle note qui sera consultable plus tard. Les notes peuvent ensuite être triées par “carnet de notes” ou avec des “étiquettes” mots-clés, ce qui permet de les classer et de les retrouver facilement.
Cet outil est tout particulièrement intéressant pour des étudiants, ou plus généralement pour la recherche, de par son interface de traitement de texte pratique, et par la possibilité de l’avoir sur son smartphone, ce qui évite d’avoir à porter un carnet de notes partout avec soi. Le fait, également, de pouvoir mettre une même note dans plusieurs carnets différents, et de pouvoir retrouver ces même notes par des mots-clés, permet de bien classer et organiser son travail pour préparer un travail de rédaction.
Evernote propose également d’autres outils, comme Scannable, qui permet de numériser et sauvegarder des documents avec son smartphone.

Cette application peut donc être considérée comme assez complète, mais reste cependant assez basique pour ceux qui ne veulent pas payer pour avoir un compte : en effet la version gratuite de l’application permet seulement de synchroniser un maximum de deux appareils, et de télécharger 60 Mo par mois, tandis que les versions payantes permettent par exemple d’annoter des fichiers PDF, d’accéder aux carnets de notes en étant hors-ligne, de transférer des e-mail dans evernote, etc.

Compte rendu de lecture, "Prostitution et Vox literati à Shangaï avant la Première Guerre mondiale"


    Cet article publié dans la revue française spécialisée dans la recherche en histoire des femmes et du genre Clio. Femmes, Genre, Histoire traite du phénomène de la prostitution à Shanghai avant la Première Guerre mondiale. L'auteur se pose la question de savoir si la Chine a elle aussi connu un phénomène parallèle à l'occident (où au XIXe on voit une véritable apogée de mesures médico-policières et de discours liés à la prostitution), en prenant plus spécifiquement en compte le cas de Shanghai et se basant sur les écrits des élites. L'auteur observe une évolution dans la manière dont sont perçues les prostituées et les courtisanes, mais différente de celle intervenue en occident.
    Auparavant on remarque une absence de condamnation véritable de la prostitution et de prise de conscience de ses effets, même si il faut souligner qu'on manque de locuteurs sur ce sujet. Un discours "positif" domine auprès des élites. En effet ils s'intéressent plus aux courtisanes, et non aux prostituées. Les courtisanes sont décrites avec des périphrases ou métaphores littéraires, et on ne fait que rarement allusion à leur condition. Il n'y a pas de réflexion sur leur destin et la vie qu'elles mènent. Cela ne rend compte ni de la réalité, ni de la perception réelle du phénomène. De l'autre côté les prostituées populaires sont profondément méprisées et très peu mentionnées.
    L'émergence de la presse d'information a permis à des opinions plus variées ce s'exprimer. Pourtant la prostitution n'est pas comme en occident au centre des discours, et le phénomène est principalement discuté lorsqu'il est au centre de l'actualité et que des mesures politiques sont prises. Il n'y a pas de véritable débat et on remarque une méconnaissance profonde du milieu de la prostitution. A travers ces journaux de nouvelles voix s'élèvent, notamment des propositions afin de remédier au problème. Ces dernières permettent à la fois de mieux rendre compte de l'évolution du phénomène, qui s'étend, et l'évolution de la pensée des élites. On lie la prostitution avec d'autres fléaux: opium, maladies vénériennes, jeu. Les courtisanes ont de plus en plus l'image de personnes avides d'argent et perdent leur prestige. Cela est lié aux concessions où elles exercent de plus en plus. Mais en parallèle on remarque une progressive prise de conscience de la condition des femmes prostituées.
    On remarque donc vraiment une différence faite entre prostituées ordinaires pour lesquelles on a un profond dégoût, et les courtisanes, qui avaient une image positive mais non réaliste. On associait avant le phénomène dans son entièreté à sa strate supérieure, en oubliant volontairement les classes sociales les plus basses. L'image de toutes les prostituées s'est dégradée durant l'époque étudiée, et c'est à la fois le résultat d'un changement de sensibilité des élites, mais aussi une transformation de ces élites elles-mêmes. L'argument central est que les élites s'inquiètent plus du trouble causé à l'ordre social comparé à l'occident. Ce ne sont pas des considérations religieuses ou morales qui les concernent, mais l'amplitude du phénomène qui dérange les élites.


Evernote : note critique

Evernote est un logiciel qui permet de compiler différentes notes et/ou documents dans des carnets. La prise de notes y est très rapide et intuitive. On peut également créer des listes à cocher, insérer des images, du son, des vidéos, etc. Ces notes peuvent être classées dans différents carnets ou par mots-clés et peuvent donc très facilement être retrouvées. Ce logiciel peut être installé à la fois sur un ordinateur, sur un smartphone et sur une tablette et peut donc être utilisé au quotidien dès que nécessaire. Quand on navigue sur le web, on peut enregistrer directement une page dans Evernote afin de la conserver ; quand on a besoin de scanner un document papier afin de l’intégrer à nos notes immédiatement et rapidement, c’est également possible. Grâce à ce logiciel, toutes nos notes et documents peuvent être regroupés au même endroit et accessibles sur n’importe quel support, ce qui en fait un outil indispensable, tant pour un usage personnel que professionnel.

Pour ma part, j’utilise le logiciel Evernote depuis déjà quelques années pour compiler mes notes personnelles, mes idées et mes projets. Depuis l’année dernière, je l’utilise également pour mes cours à l’université et ainsi retrouver très rapidement tous les documents nécessaires. Mais cette année, j’aperçois véritablement tout le potentiel de cet outil pour ce qui est de réunir des informations afin de rédiger de longs travaux comme nous allons devoir le faire pour notre mémoire de Master. Toutes les données s’inscriront dans les carnets sous forme de fiches modulables et toutes nos idées et documents seront ainsi accessibles à n’importe quel moment, ce qui sera d’une aide précieuse au moment de la rédaction car cela nous aidera à construire notre pensée de manière logique si l’on se rapporte aux mots-clés que l’on aura créés pour chaque note. Evernote est déjà nécessaire dans ma vie personnelle mais il le sera également très certainement dans ma vie professionnelle.

Saturday, October 14, 2017

"Shimaguni, modernisation et territorialisation au Japon" - analyse d'article


    L'article "Shimaguni, modernisation et territorialisation au Japon" de Phillipe Pelletier, paru dans la revue Ebisu en 2010, traite de l'approche spécifique du Japon quant à la constitution d'une nation moderne après la Restauration de Meiji en 1868 et l'ouverture du Japon sur l'Occident. Le pays étant insulaire, la question des frontières n'est pas la même qu'en Europe ou en Asie continentale. Cela ne signifie pas pour autant que des conflits territoriaux n'ont pas eu lieu par le passé. Ainsi, le concept de shimaguni 島国 ("Pays insulaire"), désigne la perception socioculturelle et géopolitique de cette insularité.
    Les relations internationales ne fonctionnaient pas de la même façon en Asie et en Europe; si le système westphalien occidental mettait les pays (et monarchies) sur un plan égal, le système asiatique lui, fonctionnait plutôt dans une relation de domination-subordination. Pour échapper à la puissance chinoise, le Japon s'isole et construit son propre système qui met en avant les relations sociales et le statut. C'est également avec la conquête de la Corée que le pays veut s'affirmer comme puissance face à la Chine.
    L'arrivée des occidentaux en Asie et les différentes colonies peu à peu mises en place inquiètent le gouvernement japonais. Le Japon désire avoir la puissance militaire et politique des occidentaux, sans avoir à se laisser coloniser - on assiste à la naissance de slogans tels que sonno jôi ("révérer l'empereur  chasser les barbares") ou wakon yôsai ("esprit japonais, technique occidentale").
    C'est via la colonisation que le Japon tente de s'imposer. Il s'agit d'une expansion en cercle, par l'annexion des îles "surinsulaires" et des territoires proches tels que la Corée. Aujourd'hui encore, certaines îles sont sujettes à confit, comme les Kouriles, Takeshima ou Senkaku.

    L'auteur mentionne le terme shimaguni dans le titre de l'article, mais il n'est pas repris avant la fin du texte. Le concept de shimaguni peut cependant être compris lors de la lecture, en particulier pour les japonisants qui peuvent deviner le sens du mot facilement. Il démontre un questionnement du Japon sur son identité dans un contexte colonial et "mondial", qui cherche à trouver sa place en Asie et dans le reste du monde. 1868 est une date clé dans cet article, car elle renvoie à la Restauration de Meiji - l'empereur reprend les pleins pouvoirs au shogun - une dizaine d'années après l'ouverture forcée du pays par le commodore Perry; c'est la prise de conscience du "monde extérieur" qui cause cette remise en question. Le Japon n'a pas échappé aux traités inégaux - le premier étant la Convention de Kanagawa - mais est l'un des rares pays qui a "tenu tête" aux occidentaux, c'est à dire sans être colonisé, mais tout en s'adaptant aux coutumes européennes.